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Personnages historiques

Les favorites et maîtresses de Louis XV

Comme beaucoup de ses prédécesseurs, le Roi Louis XV est un homme très convoité. Il voit graviter autour de lui de nombreuses femmes qui ne souhaitent qu’une chose : séduire le Souverain de France. Considéré comme “le plus bel homme de son royaume” par les dames de sa cour, Louis XV reste toutefois fidèle à son épouse Marie Leszczynska pendant de nombreuses années. Mais les grossesses à répétition poussent la Reine à fermer sa porte à Louis XV, et incite ce dernier à roucouler ailleurs. Les maîtresses et favorites de Louis XV défilent alors les unes après les autres à la Cour de Versailles. Voici le portrait de ces demoiselles ayant marqué la vie de Louis Le Bien-Aimé.

Louise-Julie de Mailly, la maîtresse imposée à Louis XV

Louise Julie de Nesle favorites louis XV

L’enfance de Louise-Julie de Mailly, première favorite de Louis XV

Fille aînée du Marquis de Nesle et d’Armande-Félicité, Louise-Julie de Mailly naît le 16 mars 1710, 1 mois après le Roi Louis XV. Sa mère Armande-Félicitée n’est autre que la petite-fille d’Hortense Mancini, la nièce du Cardinal Mazarin et l’une des premières maîtresses de Louis XIV. Sacrée coïncidence ! Louise-Julie de Mailly n’a pas une enfance heureuse, bercée par les infidélités de sa mère et les naissances d’enfants illégitimes. Alors qu’elle est âgée de 16 ans, Louise-Julie épouse Louis-Alexandre, comte de Mailly et seigneur de Rubempré, cousin germain de son père. Devenue Comtesse de Mailly, son mariage est un véritable échec. Son époux, un homme débauché, fait sombrer le couple dans une vie sans sous. Heureusement pour Louise-Julie de Mailly, sa haute naissance va l’aider à s’échapper de ce quotidien.

Son arrivée à la Cour de France

Alors âgée de 19 ans, Louise-Julie de Mailly entre au service de la Reine de France Marie Leszczynska en tant que dame d’honneur. Par chance, son époux déteste la vie à la Cour et décide de vivre sur ses terres, loin de sa femme. Pour satisfaire ses désirs de femme, la future favorite de Louis XV prend un amant, le Marquis de Puisieux, qui tombe très rapidement fou amoureux d’elle. Après 3 ans au service de l’épouse royale, Louise-Julie se fait remarquer par le Roi Louis XV qui n’est pas insensible. La jeune femme ne dévoile pas une grande beauté : son long nez, ses cheveux bruns et sa démarche masculine ne font pas l’unanimité. Mais elle fait preuve d’une grande douceur et d’une humeur toujours enjouée, qui plaisent au Roi de France. Pourtant, ce dernier n’entreprend rien, étant encore très épris de sa Reine Marie Leszczynska. Mais le destin, et surtout l’intérêt politique, vont en décider autrement.

Louise-Julie de Mailly est choisie pour devenir la première maîtresse de Louis XV

Alors que son épouse enchaîne les grossesses et les accouchements, Louis XV commence à se lasser. Très amoureux de sa femme, la flamme s’éteint pourtant peu à peu. Le Roi s’ennuie. L’intimité d’un choix étant une affaire politique, son principal ministre Le Cardinal de Fleury prend une décision radicale : il faut trouver une distraction au Roi de France pour le tirer de son ennui. Entendez par distraction, une favorite ! Le choix se porte très naturellement vers Louise-Julie de Mailly, une jeune femme discrète, douce et pleine d’entrain. C’est ainsi qu’en 1733, la Comtesse de Mailly devient la toute première des favorites et maîtresses de Louis XV.

La Comtesse de Mailly, favorite de Louis XV désintéressée

Cette relation entre Louise-Julie de Mailly et Louis XV reste au dĂ©part secrète, et ce pendant plus de 4 ans. Lorsque la Reine Marie Leszczynska dĂ©cide de fermer dĂ©finitivement sa porte Ă  son royal Ă©poux après la naissance de son dernier enfant, la situation va Ă©voluer. Louis XV dĂ©cide d’afficher sans gĂŞne sa maĂ®tresse Ă  l’ensemble de la Cour, et la prĂ©senter comme sa favorite officielle. Cet amour entre Louis XV et sa favorite est sincère. MĂŞme si la Comtesse se retrouve sous le feu des projecteurs, ses sentiments envers le Roi de France sont totalement dĂ©sintĂ©ressĂ©s. Elle ne lui demande d’ailleurs quasiment rien – ce que le Roi apprĂ©cie, Ă©tant peu gĂ©nĂ©reux.

Faisant preuve d’une très grande bonté, Louise-Julie de Mailly introduit sa sœur Pauline à la Cour. Cette dernière, finissant son éducation au Couvent de Port-Royal, souhaite connaître la vie fastueuse que vit sa sœur aînée. Elle va même plus loin en projetant de remplacer Louise-Julie dans le cœur du Roi. Le plan fonctionne à merveille. C’est en toute naïveté et insouciance que Louise-Julie présente sa jeune sœur à Louis XV, ce qui marque la fin de leur relation.

Pauline-Félicité marquise de Vintimille, premier grand amour de Louis XV

Pauline Felicite de Mailly Nesle

L’enfance de Pauline-Félicité et son éducation religieuse


Seconde fille du couple Louis III de Nesle et d’Armande-FĂ©licitĂ©e de La Porte-Mazarin, Pauline-FĂ©licitĂ© naĂ®t 2 ans après sa sĹ“ur Louise-Julie, le 1er aoĂ»t 1712. Celle que l’on surnomme “Mademoiselle de Nesle” est envoyĂ©e au couvent de Port-Royal dès son plus jeune âge pour y recevoir la meilleure Ă©ducation qu’il soit. Très rapidement, la jeune fille fait preuve d’ambition et souhaite s’imposer comme Ă©tant une femme de pouvoir. Elle Ă©crit Ă  son amie Madame Dray “J’Ă©crirai lettre sur lettre Ă  ma sĹ“ur Mailly ; elle est bonne ; elle m’appellera près d’elle ; je me ferai aimer du roi ; je chasserai Fleury, et je gouvernerai la France.”. Le ton est donnĂ©, Pauline-FĂ©licitĂ© veut conquĂ©rir le cĹ“ur du Souverain de France et devenir sa maĂ®tresse.

La Marquise de Vintimille est présentée à Louis XV


Après avoir écrit à de nombreuses reprises à Louise-Julie, sa sœur et favorite de Louis XV, Pauline-Félicité voit ses efforts récompensés. La maîtresse du Roi, par grande bonté et surtout naïveté, fait venir sa cadette à la Cour. La jeune Pauline-Félicité se fait inviter aux petits soupers du Roi Louis XV. Sa personnalité pétillante, son esprit aiguisé et son ambition sans faille ne tardent pas à faire effet auprès de Louis XV. Il est conquis par la sœur de sa favorite. La ruse de Mademoiselle de Nesle fonctionne.

Pauline-Félicité devient la nouvelle favorite de Louis XV

L’insouciance de Louise-Julie, favorite officielle de Louis XV, l’a rend totalement aveugle. Elle ne voit pas (ou ne veut pas voir) l’attirance du Monarque pour Pauline-FĂ©licitĂ©. C’est alors qu’un triangle amoureux se met en place. Mademoiselle de Nesle devient la nouvelle maĂ®tresse et favorite de Louis XV, qui ne quitte pas pour autant le lit de Louise-Julie. Le Souverain passe alors d’une sĹ“ur Nesle Ă  l’autre en fonction de son humeur, et ce pendant plusieurs mois. C’était sans compter sur l’ambition et la ruse de Pauline-FĂ©licitĂ©, dont l’influence auprès du Roi grandit au fil des mois. Mais en temps que femme cĂ©libataire, il est important pour elle de se crĂ©er une situation par le mariage. En 28 septembre 1739, elle se marie au marquis de Vintimille du Luc, neveu de l’archevĂŞque de Paris, devenant ainsi la Marquise de Vintimille. MalgrĂ© cette nouvelle situation maritale, Louis XV fait de la jeune Ă©pouse sa favorite officielle. Cela va mĂŞme bien au-delĂ  de la simple amourette : la Marquise domine son amant, et souhaite faire de lui un vĂ©ritable guerrier. En aoĂ»t 1741, alors que la maĂ®tresse de Louis XV est enceinte de 8 mois de son premier enfant, elle est prise d’une violente fièvre. S’en suivent 4 semaines insupportables pour elle, son Ă©tat se dĂ©grade progressivement. En septembre 1741 Ă  9h du matin, c’est la dĂ©livrance. La favorite de Louis XV met au monde un petit garçon, qui sera très vite surnommĂ© “Demi-Louis” de par sa ressemblance frappante avec son père le Roi. La joie de cette naissance laisse rapidement place Ă  la tristesse. La Marquise de Vintimille voit la fièvre rĂ©apparaĂ®tre et meurt Ă  seulement 29 ans. Contre toute attente, Louis XV trouve rĂ©confort auprès de son ancienne maĂ®tresse, Louise-Julie, auquel il confie l’éducation de son fils illĂ©gitime.

Marie-Anne de la Tournelle, la favorite capricieuse du Roi

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L’enfance de Marie-Anne, dernière fille de la famille de Nesle


Cinquième et dernière des filles de la famille de Nesle, Marie-Anne naît le 5 octobre 1717. Alors qu’elle n’a que 2 ans, sa mère Armande-Félicitée meurt subitement. La père de famille ne pouvant gérer seul l’ensemble de la fratrie, décide de confier ses deux plus jeunes filles à leur tante, Madame de Mazarin. Celle que l’on surnomme “Mademoiselle de Monchy” est donc élevée avec sa soeur Hortense par leur tante maternelle. A 17 ans, elle est mariée au , Marquis de la Tournelle, Jean-Baptiste Louis. Mais 6 ans après les noces, le jeune marié meurt, faisant de Marie-Anne une veuve avec un héritage colossal à 23 ans. En plus d’être jeune et fortunée, Marie-Anne est dotée d’une beauté sans pareil. C’est alors que la cadette de la famille se tourne vers sa sœur Louise-Julie, afin que cette dernière la fasse entrer à la Cour royale. On connaît maintenant la générosité légendaire de l’une des maîtresses de Louis XV. Elle n’hésite aucunement, et intègre Marie-Anne au service de la Reine le 4 octobre 1742. Il faut peu de temps à Louis XV pour remarquer cette jeune femme pleine d’élégance. Et veuve de surcroît !

Mademoiselle de Monchy a fait chavirer le cœur du Roi


Séduit, le Roi de France se met à courtiser celle pour qui son cœur bat. Mais la Marquise ne se laisse pas amadouer par le Souverain. Son cœur est déjà pris, par Monsieur le duc d’Agenois, neveu du duc de Richelieu. Elle est éperdument amoureuse de lui, et la puissance de Louis XV ne change rien à ses sentiments. Elle résiste durant de nombreux mois à ses avances. C’était sans compter sur Richelieu qui ne voit pas d’un très bon œil cette relation avec son neveu. Voyant l’intérêt du Roi pour Mademoiselle de Monchy, il décide de pousser Marie-Anne à céder au Roi, pour l’ajouter à la liste des maîtresses et favorites de Louis XV.

Marie-Anne de la Tournelle devient la nouvelle favorite de Louis XV


La jeune veuve se plie finalement aux dĂ©sirs de Louis XV, mais pas Ă  n’importe quel prix. Comme l’avait exigĂ© son ancĂŞtre Madame de Montespan avec Louis XIV, Marie-Anne de la Tournelle souhaite devenir une “maĂ®tresse dĂ©clarĂ©e”, c’est-Ă -dire officialisĂ©e auprès de toute la Cour. Elle demande Ă©galement Ă  ce que le Roi tienne sa cour dans ses appartements, et que sa sĹ“ur la Comtesse de Mailly soit dĂ©finitivement renvoyĂ©e. Ses dĂ©sirs sont assouvis, Marie-Anne de la Tournelle devient officiellement la favorite de Louis XV.

C’est à ce même moment que l’on découvre le goût de la Marquise pour la puissance et le pouvoir. La nouvelle des maîtresses de Louis XV est capricieuse, et veut du faste, de la richesse, des bijoux et des robes. Ses sentiments pour le Roi sont d’ailleurs inexistants, elle n’est attirée que par sa puissance et sa richesse. Son “amour” est totalement intéressée, contrairement à sa sœur aînée Louise-Julie. La nouvelle maîtresse de Louis XV mène une vie digne d’une Reine, à laquelle elle s’identifie sans honte d’ailleurs.

Une descente aux enfers pour la maîtresse


La favorite aborde rapidement des airs supĂ©rieurs, qui la font haĂŻr par tous les courtisans. Son impopularitĂ© grandit au rythme de ses caprices, auxquels le Roi cède sans rechigner. La maĂ®tresse est maintenant dĂ©testĂ©e de tous, et discrĂ©dite l’image du Roi auprès de son peuple. Elle joue un vĂ©ritable rĂ´le auprès du Monarque et n’hĂ©site pas Ă  donner son avis sur des dĂ©cisions politiques. Lors d’un sĂ©jour du Roi dans les Flandres, sa favorite souhaite le rejoindre, accompagnĂ©e de ses dames de compagnie. Mais le voyage de ces demoiselles fait scandale auprès du peuple, qui ne supporte pas cette infidĂ©litĂ© royale Ă©talĂ©e au grand jour. Elle qui pouvait toujours compter sur le Roi, voit sa vie chavirer. Louis XV tombe gravement malade, et se voit obligĂ© par l’Ă©vĂŞque de Soissons de bannir sa bien-aimĂ©e. La maĂ®tresse se fait humilier, c’est une vĂ©ritable descente aux enfers pour la favorite. Le peuple se dĂ©chaĂ®ne contre elle. Heureusement pour elle, le Roi se rĂ©tablit et dĂ©cide de la faire revenir auprès de lui. La favorite s’imagine alors reprendre son train de vie royale. Quelque temps après son retour, Marie-Anne est prise de violentes douleurs qui causent sa mort deux semaines plus tard. Louis XV voit Ă  nouveau une de ses favorites mourir. Il dĂ©cide alors de ne plus jamais prendre de sĹ“ur Nesle comme maĂ®tresse.

La marquise de Pompadour, la favorite devenue amie et conseillère du Roi

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L’enfance de Jeanne-Antoinette Poisson, dites la Marquise de Pompadour


NĂ©e le 29 dĂ©cembre 1721, Jeanne-Antoinette Poisson n’est pas issue d’une famille noble. Fille de François Poisson, conducteur du service des vivres, la future Marquise de Pompadour est confiĂ©e Ă  ses 8 ans aux Ursulines de Poissy. Jeanne-Antoinette Poisson a une santĂ© fragile, ce qui lui donne le surnom de “Reinette” (petite reine). Son enfance est rythmĂ©e par les rhumes, bronchites et grippes. Une santĂ© dĂ©licate ne pardonne gĂ©nĂ©ralement pas en cette pĂ©riode. Jeanne-Antoinette fait pourtant preuve d’une grande force et atteint l’âge adulte. Cette fillette frĂŞle est devenue une belle femme aux joues roses, au teint limpide et Ă  la chevelure châtain clair bouclĂ©e. Il est temps pour elle de se marier. Le 9 mars 1741 Jeanne-Antoinette Poisson Ă©pouse Charles-Guillaume Le Normant seigneur d’Etiolles de Saint-Aubin, un homme de bonne Ă©ducation. Reinette cĂ´toie des hommes et femmes illustres, de beaux esprits. Sa beautĂ© et son esprit aiguisĂ© sont très apprĂ©ciĂ©s dans les salons qu’elles intègrent.

La Marquise de Pompadour devient la maîtresse de Louis XV


Alors qu’elle se rend régulièrement à Choisy pour y accueillir des hommes illustres tels que Voltaire, Montesquieu ou encore Fontenelle, un voisin particulièrement étonnant l’observe au loin : le Roi de France Louis XV. Alors qu’il se rend régulièrement à Choisy lui-même, il a remarqué la douceur et l’élégance de cette jeune femme. Mais la rencontre officielle a lieu en 1745 à l’occasion des festivités données pour les noces du dauphin Louis-Ferdinand et Marie-Thérèse d’Espagne. Jeanne-Antoinette Poisson, alors âgée de 24 ans, est invitée au Grand Bal Masqué. Louis XV s’éprend immédiatement d’elle. La future Pompadour devient officiellement la nouvelle favorite de Louis XV. Mais cette relation surprend. Comment le Roi de France peut-il s’enticher d’une femme qui ne fait pas partie de la noblesse ? Peu de temps après, le Roi de France installe sa nouvelle maîtresse au Château de Versailles, dans les appartements situés à l’étage supérieur par rapport aux siens. Il est alors plus simple pour les deux amants de se retrouver. La nouvelle favorite de Louis XV est également couverte de présents, et se voit offrir notamment le titre de Marquise de Pompadour. Mais cette relation amoureuse va être de courte durée. Dès 1750, les sentiments amoureux de la Marquise de Pompadour et Louis XV se transforment en sentiments amicaux.

La Marquise de Pompadour : de favorite Ă  confidente


La Marquise de Pompadour cède alors sa place de favorite de Louis XV pour endosser celui de confidente et amie. Elle conserve alors une grande influence sur le Roi, qui s’étend mĂŞme jusqu’au pouvoir politique. La Marquise de Pompadour joue notamment un rĂ´le très important dans tout ce qui touche Ă  l’art. Elle Ĺ“uvre Ă  l’ouverture de la Manufacture de Sèvres et Ă  la publication de l’EncyclopĂ©die de Diderot et d’Alembert. Sensible Ă  l’architecture, elle rĂ©ussit Ă  convaincre Louis XV de lui faire construire Le Petit Trianon. Cette femme devenue importante est connue pour apprĂ©cier les petits plaisirs de la vie comme le chocolat et le champagne. Pendant plus de 20 ans, l’ancienne maĂ®tresse de Louis XV mène une vie agrĂ©able et joue de son influence pour faire Ă©voluer la vie artistique de la France. Mais la santĂ© fragile de la Marquise est restĂ©e fragile depuis son enfance. Les courants d’air rĂ©guliers au Château de Versailles ont eu raison d’elle. L’ancienne maĂ®tresse tombe gravement malade d’une congestion pulmonaire. Alors que cet “honneur” est normalement rĂ©servĂ© Ă  la famille royale, la Marquise de Pompadour dĂ©cède au sein du Château de Versailles – laissant un Roi attristĂ© par la perte de son amie chère Ă  son cĹ“ur.

Jeanne Bécu Madame du Barry, la dernière favorite Louis XV Le Bien Aimé

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L’enfance de Madame Du Barry, grande favorite de Louis XV

NĂ©e Jeanne BĂ©cu, Madame du Barry voit le jour le 17 aoĂ»t 1743 Ă  Vaucouleurs. Sa mère, Anne BĂ©cu, est couturière au couvent de Picpus. Celle que l’on surnomme “Mademoiselle Vaubernier” aurait pour père Jean-Jacques Gomard de Vaubernier, un moine nommĂ© “Frère Ange”. C’est ce mĂŞme homme qui fait admettre Jeanne BĂ©cu chez les filles de Saint Aure, adoratrices du sacrĂ©-cĹ“ur de JĂ©sus, alors qu’elle n’a que 10 ans. Durant 5 annĂ©es, la jeune fille apprend l’écriture, la musique, l’astronomie et diffĂ©rentes matières nĂ©cessaires Ă  son Ă©ducation. On lui apprend Ă©galement l’art de la rĂ©vĂ©rence, de la posture Ă  adopter – tout ce qui est nĂ©cessaire Ă  l’Ă©ducation du jeune fille au XVIIIème siècle. A 15 ans, elle quitte les filles de Saint Aure pour rejoindre sa mère. Mais très rapidement, les mĹ“urs lĂ©gères de sa mère Anne BĂ©cu font dĂ©teindre sur Mademoiselle Vaubernier. Jeanne va connaĂ®tre de nombreux amants, et se retrouve très souvent Ă  la porte des maisons qui l’accueille. Il faut dire que sa beautĂ© ne laisse pas indiffĂ©rents les jeunes hommes de ce monde : blonde, un teint Ă©carlate arborant des pommettes rosĂ©es, pulpeuse. La future maĂ®tresse de Louis XV sait jouer de ses charmes, et utiliser ses atouts physiques. Alors qu’elle est âgĂ©e de 19 ans, la future Madame du Barry fait la connaissance de Jean du Barry, un homme avide de pouvoir qui n’hĂ©site pas Ă  faire du proxĂ©nĂ©tisme. Jeanne devient alors une prostituĂ©e de luxe pour le compte de cet homme vaniteux. Dans l’appartement qui sert de tripot, la jeune femme accueille du beau monde : le Comte de Fitz James, le Duc de Richelieu, le marquis de la Tour de Pins,…


La présentation de Jeanne Bécu au Roi de France


A la Cour de France, Louis XV n’est pas dans une bonne phase. Le Monarque se fait vieux, et voit ses proches mourir les uns après les autres. Le décès de son épouse Marie Leszczynska, son fils le Dauphin Louis-Ferdinand ainsi que Madame de Pompadour, sa favorite devenue amie, l’affecte beaucoup. Richelieu souhaite alors divertir le Roi. Jeanne Bécu, cette demoiselle pleine de charme, est la femme idéale. Il faut organiser une rencontre. C’est Le Bel, premier valet de chambre de Louis XV, qui s’en charge. Il fait en sorte que la future Madame du Barry se trouve sur le passage du Roi, qui remarque immédiatement sa beauté. Le Roi est séduit et souhaite obtenir un rendez-vous avec Jeanne.

Madame du Barry devient la maîtresse de Louis XV


La liaison entre Louis XV et la jeune Mademoiselle Vaubernier se fait discrète au début. Voyant ses sentiments grandir au fil des jours, le Roi a le désir de présenter Jeanne à la Cour, afin d’en faire sa maîtresse officielle. Mais il y a un souci : Jeanne, même si elle a été présentée comme étant la Comtesse du Barry, n’a jamais été mariée à Jean du Barry. Son ancien amant ayant déjà une épouse, Jean du Barry décide de faire venir son frère Guillaume du Barry, pour qu’il puisse épouser la favorite de Louis XV (contre compensation, vous vous en doutez bien). C’est officiel, Jeanne est maintenant Madame du Barry, et fait maintenant partie de la longue liste des maîtresses et favorites de Louis XV. La Du Barry est une femme douce et attentive, et fait preuve du grande bonté envers tout le monde. Mais sa beauté, son statut de favorite et tous les privilèges qu’elle acquiert attisent de la jalousie de la part des courtisans. Ses origines en dehors de la noblesse, et son passé en tant que prostituée provoquent le mépris de la Cour de Versailles, et notamment de la nouvelle Dauphine : Marie-Antoinette, future Reine de France. La jeune autrichienne voue une haine à la maîtresse de son Roi.


La maîtresse est chassée de Versailles


Fin avril 1774, Louis XV et sa favorite Madame du Barry se trouvent au Trianon lorsque le Roi est pris de forte migraine et de fièvre. Le verdict tombe : Louis XV est atteint de la petite vérole. Alors que Madame du Barry reste à son chevet jour et nuit, Louis XV lui demande de quitter le Château de Versailles. Sa popularité est au plus bas, et il le sait. Avec le Roi malade, la Du Barry est en danger en restant à la Cour de Versailles. Le 6 mai 1174, la maîtresse Madame du Barry quitte le Château de Versailles pour se rendre au Château de Rueil. Quatre jours après, le 10 mai 1774, le roi de France Louis XV décède. La dernière favorite du Roi est finalement emmenée au couvent du Pont-aux-Dames à Meaux. Pendant la Terreur, elle se voit dénoncée par un de ses proches et est guillotinée en décembre 1793.

Liste détaillée des favorites et maîtresses de Louis XV

A l’instar des maîtresses et favorites de Louis XIV, Louis XV a également eu beaucoup d’autres femmes dans sa vie. Qu’elle soit comtesse, duchesse, marquise ou tout simplement bourgeoise, voici toutes les femmes qui ont fait partie de la vie intime de Louis XV.

Maîtresses et FavoritesDateEnfants
Louise-Julie de Mailly-Nesle, comtesse de Mailly1733 Ă  1739, et de
1741 Ă  1742
Pauline-Félicité de Mailly-Nesle, comtesse de Vintimille1739 à 1741Charles de Vintimille
Diane-Adélaïde de Mailly-Nesle, duchesse de Lauraguais1741
Marie-Anne de Mailly-Nesle, marquise de la Tournelle1742 Ă  1744
Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour1745 Ă  1750
Françoise de Chalus, duchesse de Narbonne-Lara1750-1834Philippe de Narbonne-Lara
Louis-Marie de Narbonne-Lara
Irène du Buisson de Longpré1750Julie Filleul
Marie-Louise O’Murphy1752 Ă  1755AdĂ©laĂŻde de Saint-AndrĂ©
Marie-Anne de Mailly-Rubempré, marquise de Coislin1755
Marguerite-Catherine Haynault, marquise de Montmélas1759 à 1766
Anne Couppier de Romans, baronne de Meilly-Coulonge1760 à 1765Louis-Aimé de Bourbon (légitimé)
Lucie Madeleine d’Estaing1760 Ă  1768
Louise-Jeanne Tiercelin de La Colleterie1762 Ă  1764
Catherine Éléonore Bénard1768Adélaïde de Saint-Germain
Marie Thérèse Françoise Boisselet1768Charles Louis Cadet de Gassicourt
Jeanne BĂ©cu, Comtesse du Barry1768 Ă  1774

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