Jeanne du Barry
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Jeanne du Barry, la favorite méprisée

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Sujet du film d’ouverture du Festival de Cannes 2023, Maïwenn porte sur grand écran l’Histoire de Jeanne du Barry, célèbre maîtresse de Louis XV. Elle séjourne seulement 6 ans à la cour de France, mais c’en sera bien assez pour subir la jalousie de Versailles, qui ne supporte pas les privilèges que lui offre le roi. Sa réputation détériorée par son passé, la haine et les railleries ne cessèrent d’éclater sous le nez de Jeanne du Barry, alors même que ceux qui la soutenaient en tirèrent profit. Découvrez l’histoire de la dernière favorite de l’Ancien Régime

Jeanne du Barry, les origines controversées

Une enfant illégitime

Portrait Jeanne du Barry le brun
Portrait de Madame du Barry, Elisabeth-Louise Vigée Le Brun, 1782, huile sur toile, 114 x 89 cm, National Gallery of Art.

Jeanne Bécu aurait vu le jour à Vaucouleurs en Lorraine le 19 août 1743. Fille illégitime de la couturière Anne Bécu, l’identité de son père demeure incertaine. Si pendant longtemps son géniteur aurait été un moine franciscain, certaines révélations récentes remettent en question cette paternité.

En effet, sa mère est, à l’époque, la maîtresse et domestique de Claude-Billard du Monceau, riche financier qui officie dans les camps militaires français en Italie. Il serait très certainement le père de Jeanne du Barry, et se présente officiellement comme parrain à son baptême, non sans désavouer sa paternité. Le secret de ses origines sera porté toute sa vie par Jeanne du Barry, jusqu’à en devenir la tare de son séjour à Versailles.

Le passé clandestin  

Jeanne du Barry ne se destine donc pas dès la naissance à un avenir grandiose. Cependant, ses origines roturières n’anéantissent pas ses rêves ambitieux. Elle part s’installer à Paris, où elle devient d’abord modiste dans la rue Saint-Honoré. Elle se retrouve dans la situation de milliers de femmes à cette époque, d’origines modestes et arrivée sans rien, et se tourne vers la prostitution. C’est d’ailleurs par les rapports de police qui mentionnent son nom (ou nom d’emprunt) qu’on retrouve sa trace à partir de 1764. 

Jeanne Bécu se fait rapidement remarquer par sa beauté et va connaître une ascension sociale prématurée. Ses grains de beauté font tourner plus d’une tête, et la future Jeanne du Barry collectionne les conquêtes dans ces milieux de galanterie. Ces années parisiennes alimenteront les rumeurs sur Jeanne Bécu, que certains verront dès lors comme une courtisane vénale, laissant entendre qu’elle est passée dans tous les lits de la capitale. 

La rencontre avec Jean-Baptiste du Barry 

Ses amants l’introduisent aux salons clandestins, où elle va notamment faire la connaissance du libertin Jean-Baptiste du Barry. Elle en devient la maîtresse, mais vit un véritable enfer avec lui. C’est un homme avide de pouvoir, adepte des jeux d’argent, et qui n’hésite pas à la prostituer jusqu’à l’épuisement pour se rapprocher des grandes fortunes parisiennes. 

Il en a fait son appât, mais Jeanne du Barry rencontre par son biais les figures influentes de l’époque et entrevoit une porte de sortie : Michel Lebel, premier valet de chambre de Louis XV ; ou encore le duc de Richelieu. Lebel qui la qualifiera plus tard d’“un nouveau soleil levé sur Versailles”, souhaite d’abord la présenter au roi, et c’est avec l’aide du valet de chambre que la rencontre s’organise. 

Jeanne du Barry à la cour de Louis XV 

Jeanne du Barry est présentée au souverain 

Portrait Louis XV
Portrait de Louis XV, roi de France et de Navarre, François-Hubert Drouais, 1773, huile sur toile, Château de Versailles.

Louis XV est assez âgé lorsqu’on lui présente Jeanne du Barry, puisqu’il a déjà 58 ans. Il a perdu son fils Louis Ferdinand, bientôt sa femme Marie Leszcynska, et celle qui était autrefois sa maîtresse, Mme de Pompadour, n’est désormais qu’une amie. La popularité de celui qu’on surnomme “Le Bien-Aimé” est en baisse, à l’image de son moral. 

Jean-Baptiste du Barry envisage de placer Jeanne sur le chemin du roi, avec son allié le duc de Richelieu, intime du souverain, et Lebel, pourvoyeur de chair fraîche dans le lit royal. On aime à raconter qu’au printemps 1768, un dîner a été organisé dans les appartements du premier valet au château et que le roi y aurait assisté anonymement, si ce n’est derrière un miroir sans teint. Musclé par la littérature libertine du XVIIIe siècle, le voyeurisme devient un réel facteur de désir et nourrit les fantasmes. D’autres hypothèses moins romancées laissent entendre que l’autre valet de chambre du roi, Jean-Benjamin de la Borde, s’est lié d’une certaine amitié avec Jeanne du Barry, la mentionnant auprès du roi et éveillant ainsi sa curiosité.  

Quoiqu’il en soit, c’est au final un vent de fraîcheur qui est amené à Versailles cette année-là. Quelques semaines seulement avant la mort de son épouse, Louis XV se voit introduit à la jeune et ravissante Jeanne du Barry, et est immédiatement épris de sa beauté. La vivacité de cette femme de 23 ans lui déclenche un amour fou qui le pousse à l’élever au rang de maîtresse officielle de Louis XV. Pour la bienséance, Jeanne du Barry est mariée en hâte à Guillaume du Barry, frère du libertin qu’elle fréquentait. Alors que le roi cherche déjà une marraine pour sa favorite, Jean-Baptiste du Barry lui cherche des preuves de noblesse pour son propre frère.   

L’installation à Versailles 

Portrait Jeanne du Barry en flore
Portrait de Jeanne du Barry en Flore, François-Hubert Drouais, 1769, huile sur toile, Château de Versailles.

Le 12 décembre de l’année 1768, on installe Jeanne du Barry au second étage du cabinet du roi, autour de la cour des Cerfs et sur la cour de Marbre. D’abord annoncée au 25 janvier 1769, sa présentation officielle à la cour est finalement repoussée au 22 avril. 

Néanmoins, Jeanne du Barry s’établit dès le début avec la commande de portrait qu’elle passe à François-Hubert Drouais en décembre 1768. Elle qui a compris l’importance de se faire connaître, assure déjà sa place auprès du roi à Versailles. Dans ce portrait, Jeanne du Barry apparaît en Flore, vêtue d’une légère chemise blanche, une guirlande de fleurs sur la poitrine, ainsi que des roses piquées dans sa coiffure. La favorite fait preuve de retenue, mais n’en demeure pas moins d’une sensualité déconcertante. 

En 1769, elle commande un portrait “en homme”, où la comtesse se présente en habit de chasse, sur une toile ovale. Ces deux portraits seront accrochés l’un à côté de l’autre au Salon de 1769. Les vers heureux et flatteurs se multiplient et les visiteurs masculins sont particulièrement dithyrambiques : “Sur ton double portrait, le spectateur perplexe, Charmante Dubarry veut t’admirer partout”.  

Jeanne du Barry est gâtée par son roi : somptueux bijoux et domaines lui sont offerts, dont celui de Louveciennes où le roi lui fait construire un château. A la demande de sa maîtresse, il accepte qu’elle prenne sous son aile un petit domestique de couleur du nom de Zamor, qu’elle accueille lorsqu’il n’a que 8 ans. Elle qui a toujours rêvé d’avoir des enfants, elle le considère presque comme un fils, l’habille et le couve, alors qu’il n’est à l’origine qu’un esclave. 

La favorite nourrit également un goût pour les arts et la décoration, et s’entoure des meilleurs artisans de l’époque pour orner ses 400 m2 d’appartements : le menuisier Delanois, l’ébéniste Leleu, et les peintres Fragonard et Vien. Son profil d’esthète et de collectionneuse fait d’elle une véritable mécène et protectrice des Arts, cultivant le style néo-classique à Versailles. Elle devient d’ailleurs une très bonne amie de Voltaire, qu’elle visitera régulièrement jusqu’en 1778. 

Une favorite qui ne fait pas l’unanimité 

Jeanne du Barry contre le duc de Choiseul 

Jeanne du Barry ne s’attarde pas vraiment sur la politique, mais ne cache pas son soutien au duc de Richelieu, à défaut du duc de Choiseul. Après tout, c’est bien grâce à lui si elle est ici ! 

Le duc Etienne-François de Choiseul voulait, à l’origine, que sa sœur la duchesse de Gramont occupe la place de la du Barry. Dans une lettre datée du 15 octobre 1768, Jeanne adresse au comte du Barry : “Sa Majesté a toujours pour moi, le même attachement ; Elle est charmée qu’on me fasse la cour : mais je suis bien mécontente du Duc de Choiseul ; il paraît avoir un mépris marqué : la Duchesse sa soeur est furieuse de me voir, quand elle me regarde, c’est avec des yeux pleins de vengeance et de haine”. Jeanne du Barry révèle alors la discorde qui règne avec le clan Choiseul, et comment le frère et la sœur ne manquent pas d’exprimer leur dédain. 

Dans sa réponse, le comte du Barry suggère à sa femme de bien se tenir pour ne pas se fâcher avec le duc, et éviter de faire trop de vagues à Versailles. De plus, il l’invite à se méfier des partisans de Choiseul, qui sont parfois tapis parmi les courtisans. En 1771, c’est une victoire pour Jeanne du Barry, alors que son amant et roi Louis XV décide de renvoyer le duc de Choiseul qui prônait une énième guerre contre les anglais.

Une femme envoûtante mais jalousée 

portrait maîtresse Louis XIV Jeanne
Jeanne Bécu, dite Madame du Barry, Comtesse du Barry, François-Hubert Drouais, XVIIIe siècle, huile sur toile, 73x60cm, Château de Versailles.

Si elle a su gagner le cœur du roi, Jeanne du Barry peine à s’attirer la sympathie de la cour. Les nobles de Versailles se jouent contre elle et ne supportent pas ses origines. De sa naissance d’une relation peccamineuse à ses romances parisiennes, on laisse entendre que c’est une catin illégitime, coupable de tout. Si par les hommes qu’elle a fréquentés au salon clandestin de Jean-Baptiste du Barry, elle a appris le langage de la cour, son passé la rattrape. 

C’est surtout sa beauté qui attise les haines : Jeanne du Barry est jeune, mince, d’un teint éclatant et d’une pâleur inégalable. Les boucles de ses cheveux subliment son cou large et retombent sur sa poitrine qu’elle aimait mettre en avant. Son visage est comparé à “un nuage de lait avec des pétales de roses” avec des yeux bleus perçants, soulignés par de longs cils noirs. Elle introduit des codes de féminité plus simples et naturels à Versailles, où jusque-là, le surplus et les froufrous étaient à l’ordre du jour. 

Habillée des plus beaux apparats de l’époque, Jeanne du Barry traverse les couloirs et les jardins du château avec des parures hors de prix, et celle qui est chérie par le roi n’est alors vue que comme une parvenue de mauvaise famille. Elle se fera d’ailleurs faire une rivière de diamants d’une valeur de 1,6 million de livres, qu’elle ne va finalement jamais porter. Ce bijou amènera plus tard à une célèbre affaire d’escroquerie, qui causera du tort à sa rivale Marie-Antoinette, dans l’affaire du collier. 

Jeanne du Barry se met en scène, arrivant en retard aux événements officiels, pour couper le souffle des courtisans dans ses somptueuses toilettes. Les diamants ornent son cou et les plumes ses coiffures ; elle apparaît majestueuse, bouleversante de beauté et avec un certain aplomb, et ce, malgré le mépris de ceux qui la regardent. Souvent caricaturée, elle ne comprend pas les usages ridicules de la cour, mais se distingue par son humanité. Le regard simple et la douceur qu’elle porte sur les choses la rendent atypique, déroutant les commères de Versailles qui sont partagées entre la moquerie et l’admiration. 

Le mépris de Marie-Antoinette 

Marie-Antoinette affaire du collier
Reconstitution du collier de Jeanne du Barry, plus tard collier de la reine, Château de Breteuil. / Portrait de Marie-Antoinette à la rose, Élisabeth Vigée Le Brun, 1783, huile sur toile, Château de Versailles.

Alors que les courtisans s’amusent à laisser courir les ragots sur la nouvelle favorite du roi, une autre femme vient se placer au cœur de l’attention publique. Marie-Antoinette, promise au Dauphin, scelle l’alliance entre la France et l’Autriche et arrive à Versailles en 1770. Elle occupe les anciens appartements de la reine, et Jeanne du Barry commence à sentir qu’une nouvelle femme pourrait prendre de l’importance en France.

Toutefois, personne n’a prévenu Marie-Antoinette que le souverain avait une maîtresse et c’est à l’occasion d’un de ses premiers repas à la cour qu’elle interroge une de ses dames de compagnie. On décrit alors Jeanne du Barry comme celle qui divertit le roi, et Marie-Antoinette se vexe de n’avoir jamais su qu’une maîtresse s’affichait publiquement aux bras d’un Louis XV veuf et amoureux. Sans vraiment comprendre le rôle de la favorite, elle se déclare sa rivale, et s’offusque également de l’attitude grandiloquente de Jeanne du Barry et de la place qu’une ancienne prostituée occupe désormais à la cour. 

Marie-Antoinette va aussi trouver du soutien auprès des filles de Louis XV. Tournant le dos à Jeanne du Barry, les deux femmes se jaugent et entrent dans un conflit sous le regard de la cour. C’est une querelle de précieuses pour certains, mais les enjeux sont en réalité un peu plus politiques. La Dauphine a été amenée pour des raisons diplomatiques, Jeanne du Barry ne le comprend pas. De surcroît, Marie-Antoinette ne supporte pas les origines douteuses de la favorite et c’est un mépris de classe.  

Même si les commérages de la cour enveniment cette rivalité, les deux femmes se livrent à une guerre froide. Elles savent toutes les deux qu’il serait risqué de s’en prendre à l’une comme à l’autre. Louis XV est maintenant le roi de Marie-Antoinette et sa mère, malgré sa politique de correction des moeurs, lui suggère aussi vivement de ne pas causer trop d’agitation ; Jeanne du Barry sait que la Dauphine est une caution politique de taille. 

La favorite se plaint auprès de son roi et Marie-Antoinette, qui ne donne pas d’héritier à la couronne, se retrouve sur la sellette. C’est au bout de 2 ans que la jeune autrichienne adresse la parole à Jeanne du Barry pour la première fois, décrochant passivement à la maîtresse royale cette célèbre phrase: “Il y a bien du monde à Versailles aujourd’hui”. Dans une apparente banalité, Marie-Antoinette laisse entendre que celle qu’elle considère une “sotte et impertinente créature” est de trop. 

Les dernières années de Jeanne du Barry

Une vie discrète après la répudiation 

En mai 1774, le roi Louis XV, sur son lit de mort, n’est pas en mesure d’obtenir l’extrême onction s’il a une maîtresse : Jeanne du Barry est alors chassée de Versailles sous les ordres de Louis XVI. Loin des excès de la cour, on l’ammène au couvent du Pont-aux-Dames à Meaux, où elle se lie d’amitié avec la mère supérieure, bien qu’entourée d’austérité. 

En 1776, Louis XVI la pardonne et l’autorise à se retirer à Louveciennes, domaine offert par son défunt amant, s’écartant des agitations qui commencent à remuer la ville. Le nouveau roi menace de la renvoyer au couvent, si elle ne se tient pas à au moins six lieues de la capitale. Dans ce château, elle est entourée d’une jeune fille de 15 ans, Mademoiselle Betsi, mais surtout du Duc de Brissac, auprès duquel elle a retrouvé l’amour. La jeune Betsi est soupçonnée d’en être la fille, et la famille mène une vie discrète.

Ses bijoux sont volés en 1791 mais représentant la fortune de l’Etat, Jeanne du Barry publie des annonces et attire l’attention sur elle. Elle se fait aussi remarquer par ses allers-retours en Angleterre où elle retrouvera ses bijoux sous scellés, sans jamais pouvoir les récupérer. 

Jeanne du Barry condamnée pendant la Terreur

Execution jeanne du barry
Jeanne du Barry est amenée à l’échafaud, Tigh Hopkins dans Les Donjons du Vieux Paris, 1897.

En août 1792, les révolutionnaires prennent les Tuileries et de Brissac est exécuté sous ses yeux, en plein Paris. Elle  perd alors celui avec qui elle a passé 15 années de sa vie et Jeanne du Barry se voit suspectée d’incivisme et d’appartenance à l’aristocratie. Elle est arrêtée puis jugée en septembre 1793, avant d’être emprisonnée à la Sainte-Pélagie de Paris. Les habitants de Louveciennes saluent l’humanité dont elle a fait preuve ces dernières années, et 59 d’entre eux signent une pétition pour l’excuser, en vain. 

En décembre 1793, elle est transférée dans la cellule qu’avait occupée son ancienne rivale Marie-Antoinette. Zamor, le petit domestique qu’elle avait recueilli, la trahit et fait preuve de faux témoignages, accablant encore plus la Comtesse. Le 7 décembre, Jeanne du Barry est condamnée à la peine capitale. Avant son exécution, elle aurait prononcé une dernière supplication : “Encore un instant, monsieur le bourreau”. Charles Henri Sanson qui devait libérer la guillotine, serait en fait un de ses anciens amis, mais aucune source n’en atteste réellement. Le 8 décembre 1793, sa tête est tranchée sous les injures de la foule, place de la Concorde.  

Alors que la Révolution vient à bout de la monarchie, la fin de Jeanne du Barry conclut également aux favorites de l’Ancien Régime. Si, comme sa prédécesseure Agnès Sorel, sa jeunesse et son idéal féminin ont su conquérir le cœur du souverain français, ses origines illégitimes et la place chérie qu’elle occupait au palais royal éveillèrent la jalousie et le mépris de Versailles. Mirabeau la décria ainsi : “Si ce ne fut pas une vestale, la faute en fut aux dieux qui la firent si belle.” Arriviste ou chanceuse, Jeanne du Barry restera dans l’Histoire de France une figure emblématique d’une femme au destin hors normes, à la cour réquisitoire de son Bien-Aimé. 

Sources

– Site du Château de Versailles.
– Qui était Jeanne Bécu, dite Madame du Barry, dernière favorite de Louis XV?, C. CHALIN, GEO.fr, 2022. 
– Lettres originales de Madame la Comtesse du Barry. M. F. Pidansat de Mairobert. 
– Un Portrait de Madame du Barry pour Versailles, J. TREY, Revue de la Société des Amis de Versailles, 2013. 
Jeanne du Barry, faste et solitude, Ph. COLLIN, 2023, Podcast Radio France.  
– Les Secrets de la comtesse du Barry, Benjamin Mondinot, Maisons de Famille-Louveciennes, mdfimmo.com.