Gilles de Rais
Personnages historiques

Gilles de Rais : héros de guerre devenu tueurs d’enfants

Sans doute avez-vous déjà entendu parler de Barbe Bleue, ce conte pour enfants effrayant de Charles Perrault. Ce conte n’est pas né de son imagination mais inspiré d’une histoire vraie, celle de Gilles de Rais, l’un des plus grands criminels et pédophiles de l’Histoire. 
Nous sommes dans la première moitié du XVème siècle, sous le règne du Dauphin Charles VII. La France est livrée aux anglais. Gilles de Rais est un des hommes les plus riches et les plus influents du Royaume. Le Baron se montre brave et courageux aux côtés de Jeanne d’Arc, cette « chef de guerre » qui sauva Orléans. Son héroïsme est même récompensé par Charles VII – il est nommé Maréchal à 25 ans seulement. Comment ce preux chevalier a-t-il pu sombrer dans le satanisme, le crime et la pédophilie ? Revenons sur l’Histoire sordide de ce tueur en série psychopathe ayant marché aux côtés de Jeanne d’Arc. 


Gilles de Rais, un riche Baron devenu Maréchal de France

Une enfance bouleversée par la mort de son père, Guy Laval


Gilles de Rais naquit en 1404 au Château de Machecoul dans le Bas-Poitou. Son père, Guy de Laval, hérite des terres de Jeanne la Sage. Sans héritier, la baronne désigne Guy, son neveu, pour recevoir ce qu’elle possède. En contrepartie, il lui promet de protéger ses biens et terres, et de faire perdurer les armes de la famille « Rais ». C’est ainsi que Guy de Laval devient Guy de Rais. Marié à Marie de Craon, Guy de Rais tiendra sa promesse grâce à la naissance de Gilles de Rais, notre futur sataniste. Son goût pour les arts, le théâtre, les écrits nous font penser qu’il a reçu une très bonne éducation, entouré des plus grands maîtres en la matière. L’aisance dans laquelle il part au combat plus tard nous fait également penser qu’il a été éduqué aux armes. Son enfance semble heureuse et douce. Mais un malheur vient tout basculer. 
En 1415, son père décède – sa mère se remarie immédiatement avec sieur d’Eslouville et abandonne ses deux enfants, Gilles et René. Les deux « orphelins » vont être passés sous la tutelle de leur aïeul Jean de Craon, seigneur de Champtocé et de la Sage. L’enfance de Gilles va alors changer du tout au tout. Ce vieille homme n’a pas les capacités à éduquer deux frères en bas âge. Le tuteur va rapidement se débarrasser de Gilles, alors âgé de 16 ans, en le mariant à Catherine de Thouars le 30 novembre 1420. Ce mariage vient développer sa fortune déjà importante, et donnera naissance à une fille Marie. L’orphelin laisse alors place à un homme, que l’on dit robuste, nerveux et d’une élégance rare. Gilles de Rais, montre un goût prononcé pour les armes, ce qui le pousse naturellement vers une carrière militaire.  

Château de Machecoul
Château de Machecoul

Charles VII le désigne pour accompagner Jeanne d’Arc

Gilles de Rais se rend régulièrement à la Cour du Roi Charles VII. Appauvri, dénué d’autorité et de prestige, le Roi de France est mis à mal face aux massacres que subit son pays. L’Angleterre saccage les terres, envahit la France et s’étend de plus en plus sur le territoire. C’est à ce moment-là que Jeanne d’Arc, jeune pucelle de Domrémy, fait son apparition. Gilles de Rais, en homme d’armes, est chargé par le Roi Charles Vii de défendre la « chef de guerre ». Le Baron suit partout l’héroïne :  dans les batailles, au siège d’Orléans, au Sacre du Roi, sous les murs de Paris. Il est à ses côtés à Chinon, Poitiers, Blois, Orléans, Jargeau, Meung, Patay et à Reims. Il fait preuve d’une véritable bravoure au combat à ses côtés – certains évoquent même une certaine loyauté et fidélité. Sa vaillance se voit récompensée par son Souverain : il est nommé Maréchal de France à 25 ans seulement. Le rôle héroïque qu’il joue pendant cette expédition auprès de La Pucelle est sans aucun doute la plus belle partie de sa vie. Il est même difficile à croire qu’un homme aussi brave et courageux que Gilles de Rais ait pu sombrer dans de telles atrocités quelques temps plus tard.

Jeanne d'Arc pendant le siège d'Orléans
Siège d’Orléans et Jeanne d »Arc

De la fortune à la ruine

Après l’arrestation de Jeanne d’Arc, Gilles de Rais se retire sur ses terres, dans le Château de Tiffauges en Vendée. Après avoir vécu la guerre, le Maréchal s’adonne à ses plaisirs raffinés. Etant l’une des plus grosses fortunes du Royaume, Gilles de Rais dépense sans compter. Lui qui apprécie l’art, la littérature, la musique, il va s’entourer des œuvres les plus rares. Il se constitue une bibliothèque extraordinaire, rassemblant des manuscrits remarquables – on peut citer Suétone ou encore Valère Maxime.  Au Château de Tiffauges, le Baron Gilles de Rais se compose une cour digne d’un grand souverain. Sa garde est composée de plus de deux cents chevaliers, écuyers, capitaines…qui ont eux-mêmes des gens pour les servir. Et tout ce beau monde vit bien entendu dans cette grande forteresse qu’est le Château de Tiffauges, aux frais de Gilles de Rais
Et que dire de sa chapelle et de sa collégiale, où tout n’est que luxe et somptuosité. « A Tiffauges, résidait tout le clergé d’une métropole, doyens, vicaires, trésoriers, chanoines, clercs et diacres, écolâtres et enfants de chœur ; le compte nous est resté de surplis, des étoles, des aumusses, des chapeaux de chœur de fin-gris, doublé de menu vair. Les ornements sacerdotaux foisonnent : ici l’on rencontre des parements d’autel en drap vermeil, des courtines de soie émeraude, une chape de velours cramoisi, violet, avec drap d’or orfrasé, une autre en draps de damas aurore ; des dalmatiques en satin pour diacres ; des baldaquins ; figurés, oiselés d’or de Chypre ; là, des plats, des calices, des ciboires, martelés, pavés de cabochons, sertis de gemmes, des reliquaires parmi lesquels le chef en argent de saint Honoré, tout un amas d’incandescentes orfèvreries, qu’un artiste, installé au château, cisèle suivant ses goûts. ».  Notons le travail qu’il exige pour le culte religieux en ses terres, alors qu’il est sur le point de sombrer dans le satanisme. Le raffinement fait partie intégrante du quotidien de Gilles de Rais, qui dilapide son héritage. Les dettes s’accumulent. Toutes ses dépenses poussent Gilles de Rais à sa perte, la ruine est proche. 


Gilles de Rais, de Maréchal à serial killer psychopathe

Gilles de Rais fait appel à la Magie Noire pour retrouver sa fortune

C’est cette ruine qui mène Gilles de Rais vers l’horreur et le sadisme. Son fastueux train de vie oblige le Maréchal de France à mettre en vente ses terres et l’ensemble de ses biens. Dilapidant ainsi toute sa fortune, Gilles de Rais emprunte aux pires bourgeois, hypothèque ses terrains auprès d’un Duc. Sa famille, effrayée de voir cette descente aux enfers, demande au Roi de France Charles VII d’intervenir. Le Maréchal se voit alors interdit de vendre château et terre. Une idée le hante alors : il lui faut retrouver sa fortune. Pour se faire, il se tourne vers une science très en vogue à l’époque : l’Alchimie et la transformation du métal en or
C’est en 1426, alors qu’il n’est âgé que de 22 ans, que Gilles de Rais commence sa quête de l’or. C’est dans son Château de Tiffauges en Vendée qu’il va consacrer ses journées à l’alchimie, le nez dans les grimoires et les manuscrits. Beaucoup d’écrits existent alors, notamment ceux de Nicolas Flamel et de la Pierre Philosophale. Gilles de Rais, en tant qu’amateur de livres rares, en possédait sans doute certains. Il faut savoir qu’à cette époque, tout ce qui touche aux travaux spagiriques étaient interdits et condamnables. Mais ces œuvres scientifiques paraissent indéchiffrables pour ce « simple » maréchal. Il fait alors venir dans son Château de Tiffauges des transmutateurs pouvant réaliser l’impensable : transformer le métal en or. Mais toutes ses tentatives ratent les unes après les autres. Le plomb reste plomb. Le Baron ruiné finit par se convaincre qu’il n’est pas possible de réussir sa quête de l’or sans l’aide de Satan. C’est à ce moment-là que le Maréchal se transforme en véritable monstre tueur de jeunes garçons et de jeunes filles.

Satanisme Gilles de Rais

L’Alchimie et la Pierre Philosophale – la quête d’une vie

Pour commencer, revenons sur la définition du terme d’Alchimie. Jusqu’au XVIIème siècle, ce terme désigne tout simplement la chimie. C’est ce que les scientifiques de l’époque pratiquaient, et toutes les légendes qui en résultent qui sont intéressantes à aborder. On peut notamment citer la fameuse Pierre Philosophale. La légende raconte que cette pierre peut transformer le métal en or, donnant également l’immortalité et la connaissance absolue. Autrement dit, celui qui la possède est plutôt chanceux. Cette Pierre a donc suscité l’intérêt de nombreuses personnes – gens peu honnêtes et scientifiques, parmi lesquels Nicolas Flamel (non ce n’est pas qu’un personnage fictif d’Harry Potter 😉), dont l’un des testaments attestent qu’il aurait trouvé le moyen de transformer le plomb en or à 3 reprises. Ces écrits sont donc de véritables grimoires pour ceux qui souhaitent, à leur tour, fabriquer le fameux métal jaune. 

Gilles de Rais tombe dans le satanisme

Plusieurs sorciers passent la porte du Château de Tiffauges sur demande de Gilles de Rais. L’un d’eux, dénommé Du Mesnil, exige du Maréchal qu’il signe un papier l’engageant à « donner au Diable tout ce qu’il voudra, hormis sa vie et son âme ». C’est à ce moment-là que Gilles de Rais s’essaye au satanisme, invoque les esprits, fait appel aux démons. Il accueille en sa demeure François Prélati, un jeune florentin de 23 ans considéré comme le maître de la magie et grand évocateur des démons. L’un des hommes les plus spirituel de son temps. Les sources affirment qu’après avoir été ordonné prête, François Prélati se serait livré à d’abominables sacrilèges et aurait pratiqué le rituel meurtrier de la magie noire. Serait-ce cet érudit qui mena Gilles de Rais à la pire des infamies ? Quoiqu’il en soit, Gilles se prend rapidement d’amitié pour Prélati, et tous deux vont mener une rude bataille pour entrer en contact avec les démons et Satan. 

Anecdote – Le jour où Gilles de Rais cru à Satan

Un jour, alors que Prélati évoque Satan seul dans une chambre, Gilles de Rais entend son ami en train de se faire marteler de coups. Avec son héroïsme qu’on lui connaît, il force la porte pour entrer, et trouve Prélati ensanglanté qui lui tombe dans les bras. Le jeune prête est alors pris d’une grande fièvre, les coups reçus étaient trop forts. Assister à cet événement a renforcé la croyance du Maréchal envers le Diable et les démons. 

Pour Prélati et tous les sorciers qui entourent le Maréchal, l’issu est simple : il faut que Gilles de Rais cède son âme, ou commette des crimes. Pas question pour le jeune Maréchal d’abandonner sa vie. Ce brave homme tremble devant sa croyance en Satan. Il préfère s’adonner aux meurtres et succomber à la barbarie.

Les Châteaux de Tiffauges, Machecoul et Champtocé comme scènes de crimes atroces

Pour sa première victime, le Baron Gilles de Rais s’attaque à un petit garçon. Lors du Procès, Gilles et ses compagnons n’ont pas été capables de donner son nom et son âge. Mais les sévices qu’ils lui ont fait subir ont été relatés. Après l’avoir kidnappé, Gilles de Rais et ses complices lui tranchent la gorge, lui arrachent le cœur et les yeux, lui coupent les poings et le présentent au diable en offrande. Mais ce dernier ne se manifeste pas. Le silence de Satan met en fureur le Maréchal, qui ne désespère pas. Bien au contraire, il va commettre la plus grande série de crimes que l’on connaisse jusqu’à présent.  


Pendant 8 années de 1432 à 1440, les habitants de l’Anjou, de la Bretagne et du Poitou vivront dans la terreur. Leurs enfants disparaissent les uns après les autres, sans aucune trace de leur corps. Leur progéniture sortant de l’école et allant jouer ne reviennent jamais à la maison. Les parents crient, pleurent, mais en vain. Les raisons de ses crimes sont totalement inexpliquées. Des légendes se dispersent, contant qu’il s’agirait de méchantes fées ou de génies malfaisants. La population cherche des explications à la disparition de leurs enfants.

Château de Tiffauges en Vendée
Château de Tiffauges

Les pulsions sexuelles de Gilles de Rais prend le dessus sur le satanisme

Pendant ce temps-là, Gilles continue son chemin dans les ténèbres. Ce qui devaient être au départ des crimes commis pour Satan se transforment en véritable barbarie. Le Maréchal ne se contente plus de tuer ses victimes, il leurs fait subir les pires sévices, les violant, les torturant pour finalement les égorger ou les étrangler. Gilles utilise ensuite le sang des enfants pour écrire ses grimoires et formulations. Les corps finissent démantelés, brûlés dans les grandes cheminées des châteaux de la famille ou entassés dans les latrines. Au Château de Machecoul, au Château de Tiffauges, au Château de Champtocé ou dans son Hôtel de la Suze, le sataniste laisse place au psychopathe pédophile. Son besoin de fabriquer de l’or laisse place à une pulsion sexuelle et criminelle sans limite. « Parmi les hommes qui ont épouvanté la terre, Gilles de Rais tient une place à part ». C’est ainsi que dans toutes les villes du Poitou, de la Bretagne et de l’Anjou, ces disparitions d’enfants sont au cœur de toutes les discussions. Parmi les pauvres victimes, on peut citer notamment Jean-Brice de Saint-Etienne-de-Montluc, des marchands forains près de Rennes, le fils de Jean-Bernard à Port-Launay, ou encore Georget le Barbier, Guillaume Roncin, Alexandre Chastelier et Guillaume Gendon à Machecoul. Les parents se lancent dans des recherches infructueuses de leurs progénitures, pour finalement tomber dans une déstresse sans fin. Les corps ne sont jamais retrouvés. Ils ne savent pas si leurs enfants sont en vie, s’ils ont souffert, ou pire. La population se rend vite compte que les enlèvements ont lieu dans un territoire bien bordé, celui qui se trouve sur les terres du Baron Gilles de Rais. Mais toutes les plaintes restent secrètes. Quels paysans oseraient se révolter contre le puissant Gilles de Rais ? 

Portrait de Gilles de Rais


Pour faire enlever les victimes, Gilles fait appel à ses intimes complices : François Prélati, Roger de Bricqueville, Gilles de Sillé. Pour s’assurer de leur silence, il leur fait faire le serment devant Dieu de ne jamais révéler le secret de cette barbarie. Pour attirer les enfants, une femme nommée Perrine Martin erre dans les villages et les accoste. Sa voix douce et séduisante mène rapidement dans les bois, où les trois hommes les bâillonnent pour les mener auprès du meurtrier. Ils sont même allés jusqu’à demander certains enfants directement auprès des familles, risquant d’attiser les soupçons. C’est ainsi que Perrine Loessart, la mère de Colin alors âgé de 10 ans, confie son fils directement aux ravisseurs. La promesse d’un avenir meilleur pour son fils l’a séduite. Gilles trouve que ce petit garçon est fort bien choisi et « bel comme ung ange ». 


Combien d’enfants a-t-il tué ? Difficile à dire, les historiens ne sont pas forcément d’accord entre eux. Lui-même l’ignore. L’acte d’accusation des Procédures Civiles porte le nombre à plus de deux cents enfants. Ce chiffre se base sur les déclarations des témoins, des compagnons de Gilles de Rais. Aujourd’hui encore, on retrouve des traces de ses crimes abominables. A Tiffauges en 1889, un médecin découvrit une oubliette où étaient entassés os et têtes d’enfants.

La barbarie prend fin au bout de 8 ans : Gilles de Rais est arrêté

Mais l’étau finit par se resserrer autour de Gilles de Rais. Toutes ces disparitions commencent à faire mouche auprès de Jean Malestroit, évêque de Nantes, qui envoie des enquêteurs. Ils vont rapidement faire le rapprochement. Gilles de Rais fait kidnapper ses victimes au fil de ses déplacements entre ses domaines. Il est finalement arrêté par le capitaine d’armes Jean Labbé le 15 septembre 1440 en son château de Machecoul, il n’a que 35 ans. Le criminel est envoyé dans le château de la Tour-Noire à Nantes où il sera enfermé et interrogé. 

Le Tribunal condamne Gilles de Rais à la pendaison et au bûcher

Au Tribunal, Gilles de Rais confesse ses crimes. Il raconte ainsi l’agonie vécue par tous les enfants, devant des parents en détresse. A la fin, il tombe sur ses genoux en criant « Ô Dieu, mon Rédempteur, je vous demande miséricorde et pardon ». Puis il se tourne vers le peuple et crie à nouveau « Vous, les parents de ceux que j’ai si cruellement mis à mort, donnez, ah ! donnez-moi le secours de vos pieuses prières ! ». Le 25 octobre 1440, le Tribunal l’excommunie pour « la perfidie apostasie hérétique ainsi que l’horrible évocation des démons » et « avoir commis et perpétré le crime et le vice contre-nature avec des enfants de l’un et l’autre sexe, selon la pratique sodomique ». Gilles de Rais est donc condamné à la pendaison puis au bûcher, accompagné de ses compagnons de crime. 


Même si la vie de Gilles de Rais est bien différente de celle de Barbe Bleue, les atrocités commises le qualifient d’ogre d’enfants. Il se verra surnommé le « Barbe-Bleue nantais ». Charles Perrault s’est sans doute inspiré de la brutalité et de la cruauté des meurtres commis pour imaginer le personnage particulièrement terrifiant du célèbre Barbe Bleue. 

Sources :

Gallica La Sorcellerie en Poitou. Gilles de Rais , par J. K. Huysmans
Gallica – Gilles de Rais, maréchal de France, dit Barbe-Bleue, 1404-1440, d’après des documents inédits / par l’abbé Eugène


2 Comment

  1. Merci pour cet article. Je suis ravie d’en apprendre chaque jour davantage grâce à vous… j’ai peu de temps libre mais c’est une joie indicible de pouvoir m’évader ainsi. Mille mercis. Amicalement. Karine.

    1. Bonjour Karine ! Merci à vous pour ce retour, c’est vraiment la consécration du travail fourni. J’espère que les articles à venir vont vous plaire tout autant 🙂

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